Quitter la propriété : le calme après la tempête
- Antoine Denis
- il y a 6 jours
- 2 min de lecture

Alors que la ville s’endort paisiblement, scintillant faiblement dans cette nuit d’hiver, je contemple l’horizon : la rivière, la forêt et les montagnes. Recouvertes de leur épais manteau de neige, ces paysages apaisent l’esprit. Il est presque difficile de croire que nous sommes au cœur de la ville, et pourtant, c’était bien la vue qui s’offrait à moi chaque soir, ces dernières semaines.
Au-delà du plaisir de bénéficier des belles installations communes de notre nouveau logement, ce que j’apprécie le plus depuis le déménagement, c’est de retrouver ces instants de calme sans me demander ce que je devrais être en train de faire autrement.
Bien que nous ayons désormais beaucoup moins, nous avons aussi beaucoup plus : plus de temps, plus de marge de manœuvre, plus de projets, plus de loisirs, plus de bonheur.
Pieds carrés optimisés
Quand je repense aux quelque 1 300 pieds carrés de chaque étage, sur deux étages, et la cave, une légère angoisse me saisit. Comment pouvions-nous garder tout cela en ordre ? La réponse est simple : nous n’y arrivions pas. On pouvait consacrer une journée entière au ménage, voire deux ou trois consécutives, sans jamais arriver à tout nettoyer. Nous en avons eu la preuve lors du grand ménage final, étalé sur deux jours alors qu’il ne restait plus rien à ramasser. Deux jours à simplement frotter.
À l’inverse, il nous est arrivé de nettoyer l’appartement en moins d’une heure, et ce, plusieurs fois. Un facteur non négligeable dans la gestion du temps et des finances : moins d’espace signifie moins d’entretien et moins de dépenses, contre plus de temps et plus d’argent. Un échange qui convenait parfaitement à notre rythme de vie et à nos agendas chargés, tant sur le plan professionnel que personnel. Pas idéal pour tous, mais idéal pour nous.
De plus, chaque meuble et chaque possession ont désormais passé plusieurs filtres : en avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous la place pour cet objet, et si oui, où le placer ? Faut-il en avoir plusieurs ? (insérer objets, produits, contenants ou autres babioles).
J’en suis venu à une formule simple pour trancher lors de mes hésitations : est-ce que cette chose vaut son dollar du pied carré ? Cette réflexion est désormais simplifiée par le coût du loyer : ce truc qui occupe 2 pi 2vaut-il ses 5 $/mois ? (coût du loyer divisé par le nombre de pieds carrés loués, multiplié par la surface occupée par l’objet).
Moins de quantité, plus de qualité
Sachant que notre pied carré a une valeur, désormais aussi tangible sur le plan monétaire que spatial, nous privilégions la qualité à la quantité. De plus, avec moins d’achats et d’entretien, nous pouvons investir davantage dans la qualité de chaque pièce unique. Chaque objet est choisi avec soin, car il sera toujours sous nos yeux. Rien n’est relégué dans une pièce fermée ou rarement fréquentée.
Ce nouveau mode de vie n’est pas ancien, mais déjà nous célébrons la quiétude d’esprit qu’il nous procure. Aucun regret, et ce n’est que le commencement.
Ce parcours accéléré vers l’indépendance financière s’accompagne désormais d’une douce sérénité intérieure : que demander de mieux ?
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Illustration: Créée via Copilot (GPT 5) pour Microsoft 365 à partir du texte ci-dessus.






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